La voiture électrique est-elle écologique ?

Inventée aux alentours de l’année 1830 par l’Écossais Robert Anderson, la voiture électrique a fait sa première apparition sous la forme d’une carriole. Cette création révélatrice dans le monde la mécanique a suscité la curiosité de bon nombre d’inventeurs, si l’on ne cite que les Américains Thomas Davenport et William Morrison ainsi que le Français Gaston Planté. Fascinés, ces derniers ont décidé de développer le concept électrique de la voiture. La première véritable voiture électrique se dévoile au grand jour en 1891. Depuis ce premier pas, le véhicule électrique n’a cessé d’être le sujet d’intérêt des amateurs de mécanique, jusqu’à aujourd’hui.

La voiture électrique fonctionne à partir de trois éléments principaux. On distingue une source d’énergie qui n’est autre que la batterie, un moteur, et un système de commande. L’énergie est puisée à travers une simple prise électrique. Elle est ensuite renvoyée à la batterie qui la stocke et le moteur peut tourner. Ce dernier peut être de courant alternatif ou continu selon le cas. Son fonctionnement est optimisé par le système de commande qui joue également le rôle de contrôleur. En moyenne, le véhicule électrique dispose d’une autonomie de quelques heures. Si le conducteur garde une vitesse moyenne de 80 ou 90 km/h, il peut parcourir une centaine de kilomètres avant d’être en panne d’énergie. Le ravitaillement en énergie peut se faire à partir d’une prise électrique de 16 Ampères. Depuis quelques années, des bornes de recharge sont disposées dans les rues des grandes villes. Les conducteurs peuvent y recharger leur voiture en payant une certaine somme par l’intermédiaire de cartes. Certaines routes nationales sont aussi dotées de bornes de recharge, mais la plupart des pays n’en bénéficient pas encore.

La voiture électrique est très pratique, surtout en ce qui concerne le côté économique, le coût des carburants étant souvent revu à la hausse. Elle est également réputée comme étant un moyen de transport très écologique, mais avec le développement considérable de la pollution, les environnementaux se permettent de douter de cette caractéristique qui lui est attribuée.

La question se pose alors sur le fait que la voiture électrique est réellement écologique ou non. Bien que ce type de véhicule est considéré comme étant la solution pour lutter contre la pollution, il peut tout aussi bien jouer le rôle de pollueur. En effet, dès sa production, il peut déjà apporter sa part de pollution dans le cadre par exemple de la fabrication de la pile à combustible. Celle-ci nécessite de l’hydrogène dont la fabrication se fait à partir d’une réaction chimique de pétrole. Cela engendre une émission de différents gaz très polluants, si l’on ne cite que le gaz carbonique. Le stockage de l’électricité par la batterie participe également à la pollution de l’air, mais le degré et la nature de celle-ci dépendent du type de l’énergie utilisée pour la production de l’électricité.

La voiture électrique émet aussi une quantité importante de gaz carbonique lors de son fonctionnement. Des études effectuées ont démontré que le véhicule peut dégager dans les 40 grammes de CO2 par kilomètre, soit dans les 4 kilos de gaz par 100 kilomètres. La voiture électrique peut être considérée comme étant un élément pollueur dans le cadre du recyclage, ceci englobant le recyclage de tous les éléments de la batterie, dont des matières largement polluantes à l’instar des produits chimiques les plus nocifs.

Cependant, la voiture électrique présente également des caractères très écologiques. Ne nécessitant pas de carburant, elle n’implique pas beaucoup de réactions chimiques, contrairement aux véhicules dotés de moteurs à explosion. Elle est également écologique dans le sens où la production de l’hydrogène se fait par électrolyse de l’eau. L’émission de gaz polluants est ainsi minimisée. Les caractéristiques de la voiture électrique ne sont pas encore complètes pour répondre aux critères d’une véritable écologie. Néanmoins, ce type de voiture contribue déjà à la lutte contre la pollution et il a encore de beaux jours devant lui.